Alternatives à VMware ESXi : faut-il encore rester sur VMware en 2026 ?
Article écrit par
Anne-Laure Payet
Pendant des années, VMware ESXi a été le choix par défaut. Solide. Répandu. Rassurant. Presque… évident. Et puis les règles ont changé.
Hausse des coûts, évolutions de licences, recentrage stratégique de l’éditeur, dépendance accrue : beaucoup d’entreprises se retrouvent aujourd’hui à se poser une question qu’elles évitaient soigneusement jusque-là :
👉 Avons-nous encore le choix ?
Spoiler : oui. Mais encore faut-il oser regarder ailleurs.
01. VMware ESXi : toujours une référence… mais plus un réflexe
02. Bonne nouvelle : les alternatives à VMware ESXi existent (et elles sont sérieuses)
03. “Changer d’hyperviseur ? Trop risqué.” Vraiment ?
04. Open source, souveraineté, maîtrise : des mots qui redeviennent concrets
05. Conclusion : se poser la question, c’est déjà avancer
01. VMware ESXi : toujours une référence… mais plus un réflexe
Soyons clairs : VMware reste une technologie mature, performante et largement déployée.
Mais ce qui faisait sa force – son statut quasi hégémonique – est aussi devenu sa principale faiblesse.
Aujourd’hui, de nombreuses DSI font face à :
- des coûts de licences moins prévisibles,
- une complexité contractuelle croissante,
- une dépendance forte à un éditeur unique,
- et une pression accrue sur les budgets IT.
Autrement dit : le sujet n’est plus seulement technique. Il est stratégique.
02. Bonne nouvelle : les alternatives à VMware ESXi existent (et elles sont sérieuses)
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Contrairement à une idée reçue tenace, quitter VMware ne signifie pas revenir à l’âge de pierre ou bricoler une solution “low cost”. Le marché a mûri. Beaucoup.
XCP-ng
XCP-ng
Basé sur Xen, XCP-ng se positionne comme une alternative directe à ESXi.
Ses points forts :
- une architecture éprouvée,
- un modèle ouvert et transparent,
- un support éditeur structuré via Vates en France ,
- une vraie capacité à gérer des environnements critiques.
👉 Une option très sérieuse pour les organisations cherchant continuité, maîtrise et souveraineté.
Proxmox VE
Souvent cité en premier, Proxmox s’appuie sur KVM et LXC.
Il séduit par :
- son modèle open source,
- sa simplicité de prise en main,
- et un coût maîtrisé.
👉 Idéal pour des environnements standards, des PME ou des équipes IT autonomes.
Microsoft Hyper-V
Souvent sous-estimé, Hyper-V reste pertinent dans des environnements très orientés Microsoft.
Avantages :
- intégration native à l’écosystème Windows,
- coûts souvent inclus dans les licences existantes,
- administration familière pour les équipes déjà formées.
👉 Une alternative cohérente… à condition d’assumer un verrouillage Microsoft.
Nutanix AHV
AHV est la brique de virtualisation de la plateforme Nutanix.
Points clés :
- solution intégrée et performante,
- pas de coût de licence spécifique pour l’hyperviseur,
- approche hyperconvergée très structurée.
👉 Performant, mais rarement neutre : on change de fournisseur… pas forcément de dépendance.
03. “Changer d’hyperviseur ? Trop risqué.” Vraiment ?
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C’est probablement la phrase que l’on entend le plus. En réalité, ce qui est risqué aujourd’hui, c’est souvent :
- de ne pas anticiper,
- de subir une roadmap éditeur,
- ou de découvrir trop tard que la sortie devient coûteuse.
- des migrations progressives,
- des phases de coexistence avec VMware,
- des POC encadrés,
- et des outils compatibles avec les écosystèmes existants (sauvegarde, PRA, supervision).
👉 La vraie question n’est donc pas “est-ce risqué de changer ?”
Mais plutôt “est-ce raisonnable de ne rien envisager ?”
04. Open source, souveraineté, maîtrise : des mots qui redeviennent concrets
Derrière le sujet VMware, une tendance de fond se dessine :
- reprendre la main sur ses infrastructures,
- maîtriser ses coûts dans la durée,
- réduire les dépendances critiques,
- et aligner ses choix IT avec sa stratégie globale.
Les solutions open source et logicielles ne sont plus des “plans B”. Elles sont devenues des choix assumés, portés par des éditeurs structurés et des intégrateurs expérimentés.
05. Conclusion : se poser la question, c’est déjà avancer
Non, toutes les entreprises ne doivent pas quitter VMware demain matin.
Mais toutes devraient se poser la question. Comparer. Tester. Scénariser.
Pas pour suivre une mode. Mais pour reprendre le contrôle.
Parce qu’en infrastructure comme ailleurs, 👉 le confort du statu quo est rarement gratuit… et jamais éternel.
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