Exodata vous livre ici 5 étapes clés pour y parvenir quelle que soit votre taille, quel que soit votre métier.

Etape n°1 : Confiez votre vache à un professionnel, concentrez vous sur votre coeur de métier

De quoi parle-t-on ? Si je voulais m’assurer que vous compreniez de quel type de rupture je parle, je vous dirais : « Pourquoi voulez-vous acheter une vache quand vous pouvez avoir du lait livré chez vous chaque matin ? ».

format_quote.pngLa vache est coûteuse à acheter, à entretenir. Elle est coûteuse non seulement en argent mais aussi en temps ! Chaque jour, vous devez vous assurer que tout va bien chez elle. Vous devez la nourrir, la soigner, la traire. Et si un jour elle tombe malade, vous devez appeler en urgence le vétérinaire. Je vous souhaite qu’il vienne vite et qu’il soit compétent ! Sans quoi tout votre lait risque d’être contaminé par ce vilain virus !! Et toutes ces heures investies pourraient avoir été vaines…

Je n’ai pas l’intention d’évoquer avec vous un nouveau traité agricole sur la filière du lait mais à vous dire que la vache est à notre foyer familial ce que le système d’information est à la PME. Toutes les PME en ont besoin mais toutes s’accordent à dire qu’elles ont mieux à faire que de s’assurer de sa disponibilité.

Un ouvrage américain (Profit From The Core, Chris Zook) confirme d’ailleurs que ces PME ont raison d’y consacrer peu de temps puisque 80% des entreprises dont la croissance est durable et rentable sont centrées sur leur coeur de métier (étude menée sur 10 ans auprès de 2000 entreprises) !

 

Etape n°2 : N’acceptez pas d’être le dernier de la classe

Selon une étude Markess, seules 48% des PME françaises ont fait le choix du Cloud en 2016. Ce taux de pénétration du Cloud des PME reste faible comparativement à celui des Grandes Entreprises (GE) ou à celui des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI).

format_quote.pngDoit-on comprendre que le Cloud a un coût d’accès prohibitif pour ces petites et moyennes entreprises ? Doit-on accepter qu’elles ne profitent pas de tous les bénéfices apportés par le Cloud Computing ?

 

A l’heure où les PME savent que leur avenir et leur compétitivité passe par leur capacité à se transformer en profondeur pour entrer dans cette nouvelle ère numérique, il paraît indispensable de s’assurer que ce nouveau modèle soit parfaitement compris pour faire taire toute idée reçue.

 

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Etape n°3 : Réalisez que le « Cloud » a une finalité physique

Vous avez probablement déjà entendu un ami vous dire que l’informatique de son entreprise était quelque part dans le Cloud… Je vous comprends, cette approximation ne donne pas vraiment envie de confier vos données informatiques (qui, soit dit entre nous, constitue souvent la clé de voute de tout le fonctionnement des entreprises actuelles) à un ensemble nébuleux, c’est le cas de le dire ☺, et insaisissable.

format_quote.pngLes abus de langage autour du mot « Cloud Computing » ou « Cloud » sont nombreux. Mettre votre informatique dans le Cloud revient à déplacer tout ou partie de vos données et applications informatiques (logiciels), stockés sur votre serveur informatique, dans votre salle machine, dans un ou des datacenters situés plus ou moins loin de votre entreprise. On parle également d’externalisation de système d’information ou d’hébergement dans le Cloud.

 

Un datacenter est un lieu où sont rassemblés de très nombreux serveurs informatiques. Ces serveurs contiennent vos données. De la disponibilité du serveur dépend notamment la disponibilité, et donc l’accessibilité, de vos données ou applications (logiciels).

Ces datacenters vous offrent ce que vous ne pourrez jamais obtenir en conservant votre informatique en interne:

  1. Un très haut niveau de sécurité physique. Il est très difficile, voire impossible, de pénétrer dans un datacenter pour toute personne non habilitée. En fonction des lieux, la reconnaissance se fait par des moyens d’identification de dernière génération.
  2. Un positionnement géographique peu exposé aux risques naturels.
  3. Une redondance d’alimentation électrique (double connexion réseau + onduleurs par batteries) et télécoms. La probabilité que vos serveurs ne soient plus alimentés ou accessibles via le réseau est extrêmement réduite, ce qui n’est pas toujours le cas dans les locaux des entreprises.
  4. Un accès aux principaux fournisseurs d’accès Internet (FAI) et aux opérateurs télécoms.

 

En fonction de votre métier ou de vos contraintes, le choix ne peut pas être identique.

Pour optimiser la performance de votre SI (système d’information), il sera parfois plus opportun d’héberger vos données et applications dans un Cloud Public (ensemble de serveurs accessibles depuis Internet et opéré par les grands acteurs comme Google, Amazon), dans un Cloud Privé (vous achetez vos serveurs), ou dans un Cloud Privé Hébergé (l’équivalent d’un Cloud Privé confié à un hébergeur qui prendra en charge l’investissement initial).

Etape n°4 : Se familiariser avec la notion de « as-a-service »

Le Cloud Computing est souvent associé à la notion de service. Il s’agit d’une nouvelle façon de consommer l’informatique en ne cherchant plus à devenir propriétaire d’un matériel ou d’un logiciel mais de l’utiliser en mode locatif en valorisant le service que l’un et l’autre peut vous rendre.

Gros avantage pour l’entreprise, cette nouvelle façon de consommer sollicite moins la trésorerie de l’entreprise et évite de passer par la case investissement initial (CAPEX - Capital Expenditure - , c’est-à-dire dépenses d’investissement et de capital).

Le fonctionnement en services permet quant à lui de ne solliciter la trésorerie que selon la consommation (OPEX - Operating Expenditure, c’est-à-dire dépense d’exploitation).

Il faut comprendre que cette notion de service ne s’entend que pour le Cloud Public ou le Cloud « Privé Hébergé » mais que cette souplesse, associée à la rapidité de mise en œuvre des projets depuis les offres « as-a-service » permet à toute entreprise d’accéder à une technologie autrefois inaccessible aux PME.

 

Etape n°5 : Vers une disponibilité permanente de votre SI

Aujourd’hui les serveurs informatiques de dernière génération affichent un SLA (Service Level Agreement)
de 99,9999%, soit 2,5 secondes d’indisponibilité par mois !

On aura trop vite déclaré que toutes les données et applications sont à l’abri d’un quelconque risque de perte. Ce niveau de service doit être correctement compris. Il s’agit là uniquement de la « disponibilité machine ». C’est un des facteurs qui vous permettra de faire de votre nouveau système d’information hébergé un système d’information disponible à tout moment et depuis n’importe quel support, mais pas le seul !

Pour tendre vers cette disponibilité permanente (ou haute disponibilité), vous devez faire en sorte que l’accès à vos données, et à vos applications (logiciel) soit toujours possible, 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par an (24/7/365).

 

Il est naïf de penser que l’informatique de votre entreprise est à l’abri de toute indisponibilité dès qu’il est hébergé dans le Cloud. La vache ne donne du bon lait que si on s’en occupe, qu’on la soigne et qu’on la protège !

Vous devez consacrer du temps à construire la bonne architecture, à mettre en place les bons outils :

  • de monitoring pour prévenir un incident
  • de supervision pour localiser une panne ou un dysfonctionnement
  • de sauvegarde de données
  • de sécurisation de l’ensemble de votre système pour éviter toute intrusion extérieure malveillante (cyber sécurité)...

 

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