Contrairement à une idée reçue tenace, quitter VMware ne signifie pas revenir à l’âge de pierre ou bricoler une solution “low cost”. Le marché a mûri. Beaucoup.
XCP-ng
Basé sur Xen, XCP-ng se positionne comme une alternative directe à ESXi.
Ses points forts :
- une architecture éprouvée,
- un modèle ouvert et transparent,
- un support éditeur structuré via Vates en France ,
- une vraie capacité à gérer des environnements critiques.
👉 Une option très sérieuse pour les organisations cherchant continuité, maîtrise et souveraineté.
Proxmox VE
Souvent cité en premier, Proxmox s’appuie sur KVM et LXC.
Il séduit par :
- son modèle open source,
- sa simplicité de prise en main,
- et un coût maîtrisé.
👉 Idéal pour des environnements standards, des PME ou des équipes IT autonomes.
Microsoft Hyper-V
Souvent sous-estimé, Hyper-V reste pertinent dans des environnements très orientés Microsoft.
Avantages :
- intégration native à l’écosystème Windows,
- coûts souvent inclus dans les licences existantes,
- administration familière pour les équipes déjà formées.
👉 Une alternative cohérente… à condition d’assumer un verrouillage Microsoft.
Nutanix AHV
AHV est la brique de virtualisation de la plateforme Nutanix.
Points clés :
- solution intégrée et performante,
- pas de coût de licence spécifique pour l’hyperviseur,
- approche hyperconvergée très structurée.
👉 Performant, mais rarement neutre : on change de fournisseur… pas forcément de dépendance.
03. “Changer d’hyperviseur ? Trop risqué.” Vraiment ?
C’est probablement la phrase que l’on entend le plus. En réalité, ce qui est risqué aujourd’hui, c’est souvent :
- de ne pas anticiper,
- de subir une roadmap éditeur,
- ou de découvrir trop tard que la sortie devient coûteuse.
Les alternatives modernes proposent :
- des migrations progressives,
- des phases de coexistence avec VMware,
- des POC encadrés,
- et des outils compatibles avec les écosystèmes existants (sauvegarde, PRA, supervision).
👉 La vraie question n’est donc pas “est-ce risqué de changer ?”
Mais plutôt “est-ce raisonnable de ne rien envisager ?”
04. Open source, souveraineté, maîtrise : des mots qui redeviennent concrets
Derrière le sujet VMware, une tendance de fond se dessine :
- reprendre la main sur ses infrastructures,
- maîtriser ses coûts dans la durée,
- réduire les dépendances critiques,
- et aligner ses choix IT avec sa stratégie globale.
Les solutions open source et logicielles ne sont plus des “plans B”. Elles sont devenues des choix assumés, portés par des éditeurs structurés et des intégrateurs expérimentés.
05. Conclusion : se poser la question, c’est déjà avancer
Non, toutes les entreprises ne doivent pas quitter VMware demain matin.
Mais toutes devraient se poser la question. Comparer. Tester. Scénariser.
Pas pour suivre une mode. Mais pour reprendre le contrôle.
Parce qu’en infrastructure comme ailleurs, 👉 le confort du statu quo est rarement gratuit… et jamais éternel.