Un plan de reprise peut être complet sur le papier et révéler ses limites lorsqu'il faut réellement restaurer les données, redémarrer les applications et reprendre l'activité.
Après une cyberattaque, une panne majeure ou une erreur humaine, une question devient rapidement prioritaire : combien de temps faudra-t-il pour reprendre l'activité ?
Pour y répondre, de nombreuses organisations disposent d'un Plan de Reprise d'Activité (PRA). Il définit les moyens à mettre en œuvre pour restaurer le système d'information et redémarrer les services essentiels.
Mais un PRA, aussi détaillé soit-il, reste une hypothèse tant qu'il n'a pas été testé.
Entre ce qui est prévu sur le papier et ce qui se passe réellement lors d'un incident, l'écart peut être important.
Un PRA permet notamment de définir :
C'est une base indispensable pour organiser la réponse à un incident.
Mais un document ne permet pas de vérifier que la reprise fonctionnera réellement.
Certaines questions ne trouvent leur réponse qu'en testant les procédures de reprise :
Lors d'un premier exercice, il n'est pas rare de découvrir une sauvegarde incomplète, une procédure obsolète, une dépendance oubliée ou un temps de restauration beaucoup plus long que prévu.
Ce n'est pas forcément un échec. C'est justement l'intérêt du test : découvrir ces écarts avant qu'un incident ne les révèle.
Une sauvegarde restaurée ne signifie pas nécessairement que l'activité peut reprendre.
Il faut également pouvoir :
La reprise d'activité ne se limite donc pas à une restauration technique.
Elle dépend de toute une chaîne, des sauvegardes jusqu'aux équipes qui doivent remettre l'activité en ordre de marche.
Les bonnes pratiques de continuité d'activité recommandent de tester régulièrement les procédures de restauration.
Ces exercices permettent de vérifier les procédures, d'identifier les points de blocage et de mettre à jour la documentation.
Ils permettent aussi de mesurer les temps de reprise réels et de vérifier que les équipes savent quoi faire lorsque le scénario prévu devient concret.
L'objectif n'est pas de réussir un exercice parfait. C'est de savoir où sont les écarts et de les corriger.
La capacité à reprendre rapidement une activité dépend de plusieurs éléments :
Un PRA n'est réellement utile que si l'environnement, les outils et les équipes permettent de l'appliquer.
Avoir un PRA est une première étape. L'avoir testé en est une autre.
Un PRA décrit ce qui devrait se passer. Un test montre ce qui se passe réellement.
La question n'est donc pas seulement : « Avons-nous un PRA ? »
Mais plutôt :
« Avons-nous déjà démontré qu'il fonctionne ? »
Avoir un PRA ne suffit pas. Encore faut-il que les sauvegardes, l'hébergement, les accès, la supervision et les procédures permettent réellement de l'appliquer.
Le Bilan Hébergement Critique vous aide à faire le point sur ces différents éléments et à identifier les éventuels points de vigilance de votre environnement.
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