Selon l’étude annuelle publiée par le gestionnaire de parcs IT Flexera, 94% des 786 professionnels interrogés assurent que leur entreprise utilise le cloud*.

Désormais, l’enjeu n’est donc plus de se demander si le cloud est une bonne solution, mais plutôt de savoir quel cloud choisir pour le développement de son entreprise. Voici comment vous y prendre.

 

IaaS, SaaS et PaaS : Quel modèle de cloud choisir ?

Dans quelle mesure et dans quelles proportions envisagez-vous d’externaliser votre système d’information ? C’est la première question à se poser lorsqu’on souhaite s’orienter vers une solution cloud pour la croissance de son entreprise. Trois modèles principaux de clouds s’offrent à vous.

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IaaS : Dématérialiser l’infrastructure

L’Infrastructure-as-a-Service (IaaS) est le premier degré de l’externalisation cloud. Il permet de dématérialiser intégralement l’infrastructure matérielle en confiant sa gestion à un prestataire externe qui prend ainsi en charge l’installation des serveurs de fichiers, les réseaux et le stockage des données. Votre entreprise reste cependant à la manette en ce qui concerne la gestion des applications, des données et du système d’exploitation.

Cette solution permet de supprimer les dépenses d’investissement liées à l’achat de l’équipement physique tout en bénéficiant d’une technologie performante et sécurisée. Elle est donc intéressante pour les entreprises qui ont besoin de souplesse et de réactivité sur leur infrastructure pour déployer rapidement des machines virtuelles.

 

PaaS : Externaliser la gestion des applications

Le PaaS (Platform as a service) est le deuxième échelon de l'externalisation cloud. Certaines entreprises veulent externaliser leur environnement de développement pour gagner en souplesse et en réactivité. L’entreprise ne se soucie alors d’installer ni les serveurs, ni les systèmes d’exploitation, ni l’environnement de programmation, ni le système de gestion de base de données.

Tout ça est livré clef en main par le fournisseur de PaaS, qui se charge également du logiciel de serveur, du support, du stockage, de l’accès réseau, des outils de design et de développement, et de l’hébergement.

Les développeurs de l’entreprise n’ont alors qu’à créer des applications métiers sur mesure, et à les tester ou les faire tester simplement aux différents collaborateurs, puisqu’elles sont par essence facilement accessibles.

Certains fournisseurs de PaaS se distinguent en proposant des fonctionnalités supplémentaires plus spécifiques, raison pour laquelle il convient d’étudier toutes les offres au cas par cas.

Pour comprendre l’intérêt de sous-traiter son infogérance informatique vous pouvez consulter cet article : Pourquoi sous-traiter son infogérance informatique ?

 

SaaS : Une solution complète

Enfin, troisième et ultime degré du cloud : Le SaaS (Software as a Service). L’entreprise fait alors le choix d’une solution complètement hébergée dans le Cloud. Elle ne se préoccupe alors ni de l’installation, ni de la maintenance de son ou ses logiciels.

En fait, les logiciels ne lui appartiennent d’ailleurs pas, mais elle paye alors un abonnement qui lui permet d’utiliser les fonctionnalités qu’elle a choisi. Le fournisseur de SaaS gère donc toute la chaîne, et l’entreprise se contente d’utiliser la solution comme un service qu’elle a souscrit.

Ce tarif, généralement sous la forme d’un abonnement périodique, permet d’arrêter un budget annuel pour cet usage.

De nombreuses solutions SaaS sont interfaçables avec d’autres solutions SaaS ou parfois hébergées dans l’entreprise. Choisir les meilleures solutions SaaS pour les adapter aux besoins spécifiques d’une entreprise ne s’improvise donc pas.

Choisissez de vous faire accompagner par des prestataires qui sont capables d’étudier avec vous ce que vous pouvez ou devez prendre en SaaS, et comment faire discuter ces solutions avec vos autres outils informatiques.

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Privé, public ou hybride : Quel type de cloud choisir ?

Bien qu’il existe encore d’autres modèles de Cloud (DRaaS, DaaS, BPaaS…), qui concernent en fait des usages, il convient de distinguer également différents types de cloud. On en distingue 3 types :

 

Le cloud public : Des data-centers mutualisés

Le cloud public, ou cloud industriel, propose des solutions accessibles avec un simple terminal connecté à internet. Pour autant, ces données sont cloisonnées dans des instances individuelles, pour en assurer la sécurité et la confidentialité.

Pour faire simple, vous n’avez besoin pour y accéder que de votre carte bancaire, pour lancer votre abonnement et commencer à utiliser des solutions de IaaS, PaaS, ou SaaS hébergées sur les datacenters industriels des fournisseurs de Cloud Public. La caractéristique majeure de ces solutions, c’est qu’elles sont “Multi-tenant” (ou multi-entités). Cela signifie que tous les clients utilisent la même version du service logiciel, même si celui a pu être plus ou moins adapté aux besoins de chaque entreprise cliente dans son instance.

Le cloud public est une solution qui a de nombreux atouts, à commencer par la rapidité d’accès au service. C’est également une solution modulable et en capacité de s’adapter très rapidement aux besoins de l’utilisateur. Elle est donc particulièrement plébiscitée par les entreprises qui ont besoin de souplesse et de réactivité, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité, celles-ci ne payant uniquement la ressource qui a réellement été utilisée.

Découvrez tous les avantages du cloud public dans cet article : Pourquoi et comment choisir une solution de cloud public ?

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Le cloud privé : Un espace de stockage dédié

Si le Cloud Public exploite le principe de mutualisation à l’extrême, le cloud privé reprend les avantages de la souplesse et de la réactivité, mais en ne mutualisant les ressources que pour les besoins d’une seule entreprise. On parle également de Cloud Dédié.

En gros, un espace physique de ressources (serveurs, RAM, disques, etc…) est réservé à une seule entité cliente. On parle alors de mono-tenant. Ces serveurs peuvent alors tout aussi bien être installés dans les locaux de l’entreprise ou dans un data-center professionnel. On parlera alors de Cloud Privé interne dans le premier cas, et de Cloud Privé externe, lorsque votre solution est hébergée par un prestataire fournisseur de Cloud.

Le cloud privé permet de bénéficier des mêmes avantages de scalabilité, de souplesse, et de mutualisation des ressources, dans la limite de l’architecture physique que vous avez définie et qui vous est réservée. Vous payez donc cette ressource, que vous l'utilisiez complètement ou pas.

 

Le cloud hybride

Le cloud hybride est la combinaison de solutions de cloud public et privé. C’est une solution qui mixe les deux solutions en fonction de leur localisation, de leur sensibilité et/ou du degré de customisation.

Si le cloud public reste la solution la plus utilisée aujourd’hui, l’étude de IT Flexera fait ressortir l’intérêt croissant des professionnels pour le cloud hybride. 84 % des entreprises interrogées adoptent cette stratégie multicloud et la tendance est clairement à son développement (+51 % en 2018 et +58 % en 2019)*. À l’inverse, l’utilisation de plusieurs cloud publics ou plusieurs clouds privées est en légère baisse.

 

Pour aller plus loin sur ces notions, vous pouvez consulter cet article : Comment choisir le meilleur cloud pour son entreprise ?

 


Le choix du modèle et du type de cloud est déterminant pour votre entreprise. Il doit vous permettre d’optimiser votre budget SI, de sécuriser votre patrimoine informationnel et de bénéficier de ressources techniques et technologiques performantes sur lesquelles appuyer votre croissance.

Pour retrouver d’autres articles et conseils, rendez-vous sur notre blog, là où vont ceux qui veulent devenir plus performants !

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* Rapport Rightscale 2019 https://www.flexera.com/about-us/press-center/rightscale-2019-state-of-the-cloud-report-from-flexera-identifies-cloud-adoption-trends.html

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